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Se reconnecter à son animal totem

En chamanisme, le concept d’animaux totems est un point central dans de nombreuses traditions. En effet, les chamanes communient régulièrement avec les esprits animaux : lorsqu’ils veulent s’approprier leur pouvoir ou leur force, lorsqu’ils recherchent un conseil ou une vision, ou bien encore lorsqu’ils font appel à leur médecine.

Aujourd’hui, les animaux totems sont beaucoup plus connus du grand public, et chacun est en mesure d’établir sa propre connexion avec le monde animal. On peut ainsi recevoir la visite d’un esprit animal, que ce soit durant une cérémonie chamanique, une quête de vision, une méditation profonde, ou même un rêve. Et parfois, ils viendront simplement s’inviter dans notre vie de tous les jours. Il existe de nombreux outils, et de nombreuses façons d’explorer cette question : entre autres, l’oracle « Esprit Animal » peut ainsi être utilisé pour se connecter aux esprits animaux et leur demander conseils et guidance.

Nous pouvons toutefois faire une distinction entre un esprit animal qui va venir nous aider à un moment précis de notre vie, et nos animaux totems (j’utilise le pluriel, car il n’est pas rare d’en avoir plusieurs). En effet, un animal pourra nous apparaître ponctuellement pour nous inspirer et nous guider en fonction de nos besoins : le Cheval pourra venir nous donner son élan, le Lion sa force, ou l’Ours sa bienveillance. Cela ne veut pas forcément dire que ce sont nos animaux totems, qui eux, représentent des facettes de notre personne.

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Le chamanisme est un sujet qui suscite beaucoup d’intérêt chez ceux qui désirent aborder la vie sous un angle plus authentique. A vrai dire, il n’existe pas un seul chamanisme, mais une multitude de traditions, disséminées dans le monde entier. On retrouve toutefois des points communs dans ces différentes approches : outre diverses techniques pour se connecter à des états modifiés de conscience, la célébration de Mère Nature est un élément récurrent dans tous les rituels chamaniques. L’importance des énergies des plantes et des animaux est un point central, et il est fréquent d’effectuer des voyages chamaniques afin d’identifier nos animaux et nos plantes de pouvoir. Une fois que nous les avons rencontrés, nous pouvons nouer une relation avec eux, faire appel à leurs énergies, et en apprendre davantage sur nous-mêmes.

Aujourd’hui, je suis heureux de vous annoncer la disponibilité de mon oracle Esprit Animal, en version coffret (aux Editions Trédaniel / Vega) ! Cet oracle est né à la suite de profondes expériences chamaniques vécues au Pérou, en travaillant avec des plantes de pouvoir comme l’Ayahuasca. Lors de ces expériences, il est fréquent d’avoir de puissantes visions. Durant l’une de ces cérémonies, il m’a été montré à quel point le monde animal était composé d’une incroyable diversité d’énergies et de talents, développés et peaufinés durant des millénaires. On m’a également montré que nous pouvions puiser dans ces ressources infinies, et nous en inspirer au quotidien. Depuis cette expérience, les animaux sont devenus pour moi une source inépuisable d’enseignements.

Nous, humains, sommes une espèce pluridisciplinaire. Nous sommes un peu les « touche-à-tout » de la Terre. A l’inverse, les animaux sont des spécialistes dans leur domaine, ayant développé à l’extrême des capacités et des savoir-faire au service de leur survie.

En chamanisme, il est alors possible de se connecter à l’Esprit d’une espèce animale, son essence-même, afin de lui demander son aide et profiter de ses talents. Les peintures rupestres sur les parois des grottes préhistoriques en sont probablement l’illustration la plus ancienne : on suppose en effet que la représentation d’animaux et de scènes de chasse étaient un moyen d’invoquer l’esprit du gibier, et peut-être même communier avec lui à un niveau que nous avons maintenant oublié depuis longtemps.

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Dans la tradition chamanique Amazonienne, lorsqu’un apprenti suit la voie du curandero (« guérisseur »), il effectue des diètes qui lui permettent de se connecter aux esprits des plantes. Dans ce moment de profonde communion et de méditation,  en isolement total, il peut alors recevoir des icaros, des chants de guérison que lui enseignent directement les plantes qu’il diète.

J’aimerais aujourd’hui partager avec vous un icaro personnel, que j’ai reçu lors de mon apprentissage chamanique. Cet icaro est une prière à l’esprit du Tabac (ou Mapacho), plante maîtresse très puissante et centrale dans le chamanisme Amazonien.

Le Tabac est une plante qui ancre, qui calme, qui nettoie et qui protège. Elle est utilisée de nombreuses façons : soit en sopladas (on souffle la fumée du tabac sur la personne que l’on soigne), soit en décoction purgative, soit en poudre à priser (appelée Rapé – prononcer Hapé). Le Rapé associe le Mapacho à différentes plantes ou cendres d’arbres, et de nombreuses recettes existent en fonction des tribus et des préparateurs. C’est une médecine très puissante, qui calme l’esprit et ouvre le cœur.

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De plus en plus de personnes s’intéressent au chamanisme, et notamment à la tradition Amazonienne, impliquant l’utilisation de plantes visionnaires telles que l’Ayahuasca. En effet, cette médecine a connu un essor incroyable ces dernières années. Le tourisme lié à l’Ayahuasca s’est développé à un rythme qui semble presque devenir incontrôlable, et les centres proposant des retraites poussent comme des champignons en Amérique du Sud. Rien que dans la région d’Iquitos, dans la bassin Amazonien, on recense actuellement environ 70 centres proposant cette activité.

Cette popularité ne semble pas se limiter au seul continent Sud-Américain, puisque cette médecine est désormais accessible un peu partout dans le monde, y compris dans de nombreux pays où son utilisation est toujours considérée comme illégale. C’est presque devenu un phénomène de mode, notamment dans les milieux branchés, où avoir fait sa cérémonie d’Ayahuasca semble désormais être un passage obligé. On voit d’ailleurs de plus en plus de mentions à l’Ayahuasca dans les productions hollywoodiennes et les séries US. En 2016, un article du New Yorker estimait qu’une centaine de cérémonies étaient pratiquées tous les soirs, rien qu’à Manhattan.

Tout cela pour dire que désormais, de plus en plus de gens ont un avis sur la question, quelle que soit la nature de leur expérience, le contexte, ou les personnes avec qui ils ont pu la faire. Or le sujet est complexe, très complexe même. D’abord parce qu’il implique toutes les subtilités d’une médecine que nous ne comprenons finalement pas très bien, et qui recèle de nombreux mystères. Mais également parce qu’il fait ressurgir toutes les thématiques liées à l’Humain, au sens large.

Lorsque l’on consulte les groupes de discussions sur Internet, les réseaux sociaux, ou certains blogs spécialisés, on peut noter qu’une question revient régulièrement dans les conversations : qu’est-ce qu’un « bon » ou un « vrai » chamane ? Après tout, c’est une interrogation légitime. Pour celui ou celle qui veut faire l’expérience de cette médecine, il est normal de chercher un praticien fiable. Surtout que ses effets sont puissants, et l’on peut chercher à se rassurer en voulant limiter les risques. Et pourtant, la réponse est loin d’être simple.

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Léa et moi Posté janvier 25, 2020

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Comme un écho à mon dernier article traitant de notre rapport à la maladie, je suis récemment tombé sur un documentaire très intéressant sur Netflix. Intitulé « Léa et moi », il raconte le périple de deux amies très proches, qui décident de partir en Amérique du Sud à la recherche d’une guérison. En effet, le personnage central du documentaire est Léa Moret, une attachante jeune femme d’origine Belge vivant aux Etats-Unis, qui souffre de mucoviscidose.

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La mort comme conseillère Posté janvier 14, 2020

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Durant de longues années, Diego Palma a été une figure emblématique de la Vallée Sacrée, dans la région de Cuzco, au Pérou. Il a permis à un nombre incalculable de gens de bénéficier des bienfaits de l’Ayahuasca, une plante utilisée par les chamanes pour soigner des maux aussi bien physiques que spirituels. Avec le temps, son activité s’est développée dans des proportions inattendues, et la petite ville de Pisac est un peu devenue la Mecque de tous ceux voulant faire l’expérience de cette médecine puissante et mystérieuse.

J’ai rencontré Diego lors d’une retraite dans la jungle Amazonienne, en 2009. C’est un honneur pour moi d’entamer ce blog avec un article consacré à celui que je considère comme un ami, un mentor, et même un frère. Diego est mort en Octobre dernier, à l’âge de 52 ans, suite à un cancer de la moelle osseuse. Son décès a été un véritable séisme pour tous ceux qui le connaissaient, et qui appréciaient sa gentillesse, sa sagesse et son élévation spirituelle.

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